La 5G, où 5e génération de téléphonie mobile va prochainement être déployée en France. Un déploiement qui demandera une adaptation des grands opérateurs téléphoniques, de nouveaux mobiles compatibles et un équipement de grande envergure pour quadriller le pays. Ce serait à l’horizon 2025 d’après les experts que le pays serait équipé en grande partie.

Source Pixnio

Toujours plus vite, toujours plus loin, toujours plus fort ? Oui mais à quel prix. En effet, tout est une question de fréquence. Votre box internet émet à une certaine fréquence (2.4GHz ou 5GHz par exemple), votre téléphone à une autre (de 700MHz à 2.6GHz pour la 4G). En France, l’ARCEP, régulateur des télécoms, va mettre aux enchères la bande de fréquence comprise entre 3.4GHz et 3.8GHz. Jusqu’ici tout va bien. Là où le ciel se gâte pour nos chères prévisions météo qui gagnaient progressivement en qualité ces dernières années, c’est lorsqu’il est évoqué que d’autres longueurs d’ondes qui rapporteraient des milliards aux enchères soient mises à disposition. La « bande 26 gigahertz » (comprise entre 24.25 et 27.5 gigahertz) rentre en conflit avec la fréquence 23.8 gigahertz, celle de la vapeur d’eau contenue dans l’atmosphère terrestre. Cette proximité entre fréquences déclenchera sans aucun doute des interférences entre les deux canaux et brouillera les signaux ou les rendra aberrants.

Animation satellite vapeur d’eau EUMETSAT via Météociel

Pourquoi s’émouvoir de quelques gouttelettes? Parce que c’est un composant clé détecté par nos satellites de météorologie aujourd’hui qui permet d’avoir une foule d’informations sur la composition de l’atmosphère notamment à travers sa composition, son humidité et d’assimiler dans les modèles de prévisions météorologiques des données essentielles à la prévision.

Aujourd’hui, la prévision du temps ne se fait plus à partir d’une grenouille ou de dictons mais bien à partir de modèles météorologiques dont les données d’entrée d’observations radar, satellite, de surface, d’altitude ou océaniques jouent un rôle primordial dans l’ajustement des modèles de calcul. La grande force du satellite est de permettre une assimilation en 3 dimensions de l’atmosphère à un instant t et c’est pour cela qu’interférer avec la bande « bande 26 gigahertz » risquera de dégrader de 30% la qualité des prévisions météorologiques et ce au niveau mondial.

Prévoir le temps à partir d’une grenouille, méthode peu fiable paraît-il – Source RTBF

La dégradation de la qualité des prévisions météorologiques à court terme ou à long terme (projections climatiques) dans un contexte de changement climatique, d’extrêmes météorologiques en tout genre à tout instant sur la planète aura des conséquences qu’on imagine graves sur la protection des biens et des personnes.

Tornade au Colorado en 2016 via Twitter (source SudOuest)

Mais ne soyons pas fatalistes, les vidéos de chatons en 4K, c’est quand même bien plus drôle que le changement climatique, non ?!

Rabelais disait si bien il y a quelques siècles : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

Bonne semaine à tous.

Benjamin pour Météo85

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